
Le jeudi 18 septembre 2025, la France a connu une journée de grève et de manifestations d’une ampleur exceptionnelle. À l’appel de l’intersyndicale regroupant la CGT, la CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU, plus de 250 rassemblements ont eu lieu à travers le pays pour protester contre les mesures budgétaires du gouvernement, notamment le projet de budget pour 2026 et la réforme de l’assurance-chômage.
Une mobilisation massive
Les chiffres varient selon les sources. Le ministère de l’Intérieur a estimé à 506 789 le nombre de manifestants dans toute la France, dont 55 000 à Paris. De son côté, la CGT a revendiqué plus d’un million de participants. Les cortèges ont défilé dans de nombreuses villes, avec des rassemblements notables à Marseille, Toulouse, Lyon et Nantes, où les autorités ont comptabilisé entre 8 800 et 120 000 manifestants, selon les villes.
Les revendications des manifestants
Les slogans portaient principalement sur la justice fiscale et sociale. Des pancartes telles que « Taxer les riches », « Ça ruisselle pas de ouf » ou « Abolition des privilèges » ont été brandies lors des cortèges. Les manifestants exprimaient leur mécontentement face aux politiques d’austérité et réclamaient un changement de cap politique.
Perturbations et tensions
Cette journée de mobilisation a entraîné d’importantes perturbations dans les transports et les services publics. Des blocages ont été signalés sur les routes, les gares et les aéroports. À Toulouse, une femme a été tuée par un camion lors d’un accident survenu en marge des manifestations. Au total, 309 personnes ont été interpellées, dont 134 placées en garde à vue.
Réactions politiques
Le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau, a salué le bon déroulement des manifestations, soulignant que la situation était « plus calme que prévu ». Cependant, il a également indiqué que 7 300 individus radicalisés avaient été identifiés dans le cadre de ces mobilisations. Du côté des syndicats, la mobilisation est perçue comme un avertissement clair au gouvernement. Les leaders syndicaux ont insisté sur la nécessité d’engager un dialogue constructif pour éviter une poursuite de la contestation sociale.
En résumé
La journée de grève et de manifestations du 18 septembre 2025 marque un tournant dans le climat social en France. Elle témoigne d’une mobilisation citoyenne forte contre les politiques budgétaires du gouvernement. Les autorités et les syndicats devront désormais trouver un terrain d’entente pour apaiser les tensions et répondre aux attentes exprimées dans la rue.